[Engagement Écoresponsable] HABITAT : Maison bioclimatique #Vaovert @uncoindeparadis.bzh

Parmi les critères “Engagement écoresponsable” de la plateforme d’hébergements écologiques VaoVert.fr, auxquels notre éco-gîte @uncoindeparadis.bzh répond : la maison bioclimatique, catégorie HABITAT.

Un habitat qui utilise au maximum les ressources de son environnement pour minimiser son impact sur la nature : orientation de la maison, isolation, ventilation…

➡️ https://vaovert.fr/engagement-ecoresponsable

En quoi nous considérons que notre micro-maison ou chalet est bioclimatique ?

Je reprends mes notes du cycle d’informations et d’échanges de l’association Empreinte auquel j’ai participé en 2017 à Rennes (35). Pour bio-climatisme, il y est écrit plus précisément : “qualité d’une conception architecturale qui tire parti au maximum des agents du climat extérieur pour optimiser le climat intérieur, en utilisant, avec bon sens, les ressources présentes : le soleil, le vent, la végétation et la température ambiante”.

Nous n’avons qu’un été de recul et d’utilisation de ce type de construction bio-climatique. Son utilisation cet hiver nous permettra d’affiner encore plus sa conception !

Parmi tous les critères émis lors de cette formation, nous avons retenu :

L’exposition

L’emplacement idéal pour une construction sur notre jardin est au nord de la parcelle, à l’écart, pour une meilleure exposition au soleil, une protection des vents dominants du sud-ouest, grâce au bocage du jardin… et finalement une plus grande intimité (ce n’est pas un critère bio-climatique, mais cela a tout de même son importance à nos yeux !).

L’ergonomie

Un espace que nous mettions jusque-là à disposition pour le camping de nos stagiaires, plutôt plat, s’y prête largement pour une surface au sol de 40 m² (chalet + terrasse). Par contre, nous avons sous-estimé la géologie du sol constituée d’énormes blocs de granit qui a rendu plus difficile et énergivore l’implantation des pilotis du chalet.

L’implantation et la température

Nous souhaitons utiliser et louer ce chalet toute l’année, maximiser le gain solaire l’hiver, minimiser celui-ci en été :

  • La plus grande façade vitrée du chalet est placée plein sud, surmontée d’une avancée de toiture, et donnant sur une terrasse de 20 m² où nous avons préservé un frêne. Celui-ci sera taillé en transparence et en haute-tige pour nous protéger du soleil haut de l’été, et à l’inverse, accueillir le moindre rayon de soleil bas en hiver. En attendant sa pousse, tout de même rapide, nous utilisons des pares-soleil en toile. Nous envisageons à terme d’ajouter, si cela s’avèrera nécessaire, une casquette supplémentaire ou une pergola.
  • Pour réduire les pertes thermiques l’hiver (nous chauffons au poêle à bois) et limiter les surchauffes en été, nous avons aussi choisi : une isolation en laine de bois, aucune ouverture vitrée au nord et minimisée à l’ouest – la lumière y est la plus forte toute l’après-midi de l’été, nous obligeant à tirer le rideau occultant ! Nous envisageons d’y ajouter un volet extérieur, en attendant la pousse de la haie fruitière que nous avons planté.
  • Nous avons choisi une forme de construction simple, compacte, et rectangulaire pour une bonne répartition de la chaleur (celle-ci monte naturellement à la mezzanine grandement ouverte sur le séjour) et de la lumière (pour limiter l’utilisation de l’éclairage électrique). Nous envisageons à terme de maximiser l’ouverture de la fenêtre de la mezzanine pour évacuer le trop plein de chaleur en été, et d’installer un ventilateur de plafond.

La disposition des pièces

Nous avons placé la cuisine et la chambre sur la face sud pour mieux profiter de l’éclairage et chaleur naturels dès le matin. La cuisine est au plus près de l’entrée et du jardin nourricier pour une question pratique… Le séjour, espace de détente, est plus en retrait au nord-ouest, frais en été, chaud près du poêle en hiver. Les pièces d’eau, cuisine et salle de bain, sont toutes placées d’un même côté pour minimiser la longueur des conduites d’eau.

L’écobilan ou impacts sur l’environnement et la santé pour sa fabrication, et sa démolition

Nous avons choisi le bois pour la facilité de mise en œuvre, sa réutilisation si démolition, et son confort thermique. Pour le bardage, nous regrettons que notre budget ne nous est pas permis l’utilisation de douglas de la scierie voisine plutôt que du pin traité du marché traditionnel. Nous avons récupéré les panneaux en excès d’isolant en laine de bois pour un futur projet.

Minimiser l’impact sur notre jardin déjà aménagé était une de nos priorités :

  • nous avons choisi une construction en pilotis pour minimiser l’impact sur le sol.
  • nous avons minimisé l’espace utilisé – 20 m² de construction maximum autorisée en déclaration préalable + 20 m² de terrasse + 5 m² local technique.
  • les panneaux pour sa structure ont été réalisés dans un atelier à l’extérieur et transportés à mains d’hommes à travers le jardin – pas de véhicule.
  • l’implantation du chalet a été étudié en fonction des accès piétons déjà existants sur le jardin.
  • nous avons utilisé une allée existante (creusée et rebouchée) pour étendre une canalisation d’eau du bâtiment de formation jusqu’au chalet, sans perturber la végétation.
  • pas de suppression de végétation pour le besoin du chantier, l’espace était vide, plat, utilisé précédemment pour le camping des stagiaires. Nous avons même préservé un frêne, qui habille désormais la terrasse.
  • les eaux usées sont évacuées à proximité par phyto-épuration.

Malgré quelques compromis budgétaires, nous sommes assez satisfaits du résultat et avons validé son confort cet été 2019. En attendant de voir comment il se comporte au froid et à l’humidité de l’hiver…