Printemps 2016 (2)

Ce printemps, nous avons…

… repris contact avec notre objectif premier : nous entourer d’un paradis vert et comestible sur les 4000m² à notre disposition; « créer et maintenir un système stable, autonome et durable, qui demain nous apportera, nous en sommes convaincus, une belle abondance de végétaux nourriciers. ».

Nous avons trouvé cette représentation par hasard sur internet au démarrage de notre projet. On ne pouvait pas rêver mieux comme outil de visualisation pour garder le cap.

Et oui, depuis plusieurs mois, une question nous travaille pour compléter les revenus de l’activité pédagogique, au point de nous faire oublier ce pour quoi nous sommes là : maraîchage ou pas maraîchage ? Sylvaine s’est installée ‘cotisant solidaire’ auprès de la Chambre d’Agriculture au 1er mars. Le printemps froid, nos différentes lectures et petits signes de la vie nous ont remis sur notre juste chemin : continuer à créer un jardin-forêt (aussi appelé forêt nourricière, forêt comestible, jardin agroforestier, arboriculture fruitière ou verger potager) et… avoir confiance.

Croquis du « jardin mandala » avec 24 nouvelles plantations à envisager cette année pour compléter l’espace (croix entourées sur le croquis : 5 arbres fruitiers, 4 arbustes de plus de 3 mètres, et 15 arbustes de moins de 3 mètres).

Parmi les lectures, celle de « Permaculture. Guérir la terre, nourrir les hommes. » de Perrine et Charles Hervé-Gruyer de la Ferme du Bec-Hellouin en Normandie et son chapitre « LA FORÊT-JARDIN ». Y est envisagé un nouveau métier agricole : le sylvanier, à la fois sylviculteur et jardinier. Pour Sylvaine, le lien avec son prénom est assez troublant. ; – ) Quelques extraits du livre ici.

Parmi les signes, le plaisir d’entretenir et de rêvasser dans le « carré-potager » dont certains arbres ont entre 15 et plus de 50 ans. Il y règne une ambiance de sous-bois particulière. Son entretien est une « mise en beauté ». Les cultures protégées par la présence des arbres n’ont pas gelé, sont moins dérangées par les oiseaux/mulots, et leurs semis prennent mieux que dans le « jardin mandala » où les arbres sont encore jeunes.

Dans le « carré-potager », cultures étagées sous pommier et noisetier. A gauche, la liane du mûrier sans épine se fraye un chemin dans le pommier; le trèfle rose s’est installé en toute liberté dans l’allée. A droite, les framboisiers nains se plaisent sous la mi-ombre de l’arbre de judée. Les capucines se ressèment naturellement dans l’allée constamment paillée.

Lire : Printemps 2016 (1)